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UR Rennes : Possibilité de travailler jusqu’à 65 ans pour le personnel de surveillance !

mercredi 6 janvier 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Un décret datant du 30 décembre 2009, relatif à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public est paru au journal officiel.

Ce décret permet à présent aux agents appartenant à des corps ou à des cadres d’emploi dont la limite d’âge est inférieure à 65 ans, d’être maintenus en activité jusqu’à 65 ans, sur leur demande, lorsqu’ils atteignent cette limite d’âge (55ans pour le personnel de surveillance).

La demande de prolongation d’activité doit être faite par l’agent à son employeur public au plus tard six mois avant la survenance de la limite d’âge. Toutefois, ce délai de six mois ne peut pas être opposé aux fonctionnaires dont la période de prolongation d’activité prend fin avant le 1er juillet 2010.

Cette autorisation de prolongation d’activité est conditionnée à l’aptitude physique de l’agent à pouvoir prolonger. L’agent qui se trouve en congé longue maladie, longue durée ou accompli un service à temps partiel pour raison thérapeutique, ne pourra pas demander une prolongation d’activité.
De même, un agent admis à prolonger son activité ne peut pas, à l’expiration de son droit à congé maladie, être placé en congé longue maladie, en congé longue durée, ou accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique. Si son état de santé correspond aux conditions médicales de ces situations, son admission à la retraite est prononcée.

Cette possibilité de prolongation doit intéresser certains agents qui sont entrés tardivement dans l’Administration et dont la pension, à l’age de 55 ans, ne suffit pas à une retraite décente.
Si cette alternative doit permettre d’associer, lors du départ, la pension du public et celle du privé, elle ne doit, en aucun cas, remettre en cause l’age de départ à la retraite, des surveillants pénitentiaires, fixé à 55 ans et l’ouverture des droits à retraite dès 50 ans au titre de la bonification du 1/5ème.

La pénibilité d’un métier doit se mesurer également à l’espérance de vie et arpenter les coursives au-delà de 55 ans, avec les rythmes de travail actuels et au contact d’une population pénale toujours plus exigeante requiert une santé hors du commun.

Les dernières politiques menées ne cachent pas leur antipathie vis-à-vis des régimes de retraite actuels et préparent de nouvelles « réformes » ou attaques qui n’épargneront pas les personnels pénitentiaires.

La CGT mettra tout en œuvre pour que les salariés ne subissent pas de nouveaux reculs.

La mobilisation de toutes et tous, public/privé, sera indispensable pour faire reculer ce gouvernement dans sa course effrénée à la destruction de notre système de retraite par répartition basée sur la solidarité entre génération.

Le bureau régional CGT-pénitentiaire, le 6 janvier 2010

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