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UR de Rennes :
Les collègues de Brest dans l’action !

mardi 6 mars 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis ce matin 6h30 heures, plus de cinquante surveillants de la maison d’arrêt de Brest sont en mouvement devant les portes de leur établissement...

A l’initiative de la CGT, cette action a été rejointe par l’UFAP. Plusieurs surveillants de Nantes, Rennes, Saint Brieuc et Lorient apportent leur soutien aux surveillants Brestois.

Par cette action, nos collègues entendent dénoncer le projet de fermeture des deux miradors de leur établissement à l’horizon 06/2012 – 07/2013, comme annoncé par le ministre le 6 décembre 2011. Ils contestent cette décision prise sans concertation, purement comptable, qui ne vise qu’à récupérer des emplois, au détriment de la sécurité de nos concitoyens, de nos collègues et du service public
pénitentiaire.

Ils souhaitent également sensibiliser l’opinion publique sur l’annulation progressive des fouilles intégrales sans que des moyens substitutifs de contrôle ne soient prévus. Pour la CGT, la fouille intégrale est pour l’instant le seul rempart efficace à l’entrée d’objets et de substances illicites dans les établissements pénitentiaires. Tant qu’aucun nouvel outil fiable de contrôle n’est proposé pour les remplacer, ces fouilles intégrales doivent demeurer.

Que ce soit sur les miradors et les fouilles, les collègues en action souhaitent également affirmer aux pouvoirs publics leur ras le bol de voir leurs missions se déliter, disparaître, alors qu’il y a peu,
l’administration leur affirmait sans vergogne que rien ne valait au niveau sécuritaire la fouille intégrale et la surveillance périmétrique dans un mirador. C’est du moins ce que l’administration enseignait encore il y a peu à nos collègues surveillants dans son école.

Enfin, ce mouvement est également l’occasion pour les personnels de surveillance de Brest de dénoncer l’hypocrisie et la démagogie d’un système qui prône l’encellulement individuel mais qui « surpeuple » sans état d’âme la maison d’arrêt de Brest. Avec 380 détenus pour 255 places théoriques (160 % du surpopulation pénale), il faut toute la maturité professionnelle des Brestois pour tenir une détention toujours plus compliquée à gérer.

Mais, avec un tel niveau de surpopulation pénale, les collègues en ont ras le bol des charges de travail croissantes et des tensions générées par la promiscuité d’une surpopulation pénale endémique. La souffrance au travail est grande.

La CGT soutient totalement ses collègues en lutte. Cette action rejoint celle d’autres établissements sur le territoire. Le malaise est partout important. Il en va de la responsabilité de toutes les organisations de fédérer ces souffrances et ces mécontentements.

La CGT précise qu’elle trouve particulièrement scandaleuse l’attitude de la direction interrégionale et de la direction locale de Brest qui manie l’intimidation par la menace de sanctions envers les collègues en lutte alors que les revendications des surveillants de Brest, leur souffrance, leur colère, devraient être la première préoccupation de nos dirigeants qui feraient bien d’être solidaires au lieu de n’avoir qu’une vision individualiste et carriériste. Des promesses de négociation sur la question des miradors avaient été faites, elles doivent être tenues !

Nantes, le 6 mars 2012

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