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Un nouveau Garde des Sceaux enfin « ministre des prisons » ?

mardi 2 février 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La CGT-Pénitentiaire a tenu sciemment à prendre du recul avant de s’exprimer sur le changement de ministre qui vient d’avoir lieu à la tête de notre ministère. Le titre de cet écrit est sans nul doute réducteur du bilan de Christiane TAUBIRA. Mais force est de constater que la ministre n’a jamais montré d’attrait particulier pour les prisons et ses personnels. Et quant à la « résistance de l’intérieur », ce n’est pas un combat qui se mène seul mais qui aurait dû s’appuyer sur un ensemble de forces, ce qu’elle n’a jamais fait. Elle laissera un goût amer et ambigu à la CGTPénitentiaire, mêlé d’envie de la défendre pour quelques-unes de ses réformes et de ses actions, la soutenir pour les coups qu’elle a pris, les injures reçues, souvent d’un racisme ignoble et bas.
Mais mêlé aussi d’une profonde déception devant son action solitaire et l’état où elle laissera le service public pénitentiaire et ses personnels et, finalement, son peu d’intérêt au dialogue social.

Place désormais à Jean Jacques URVOAS qui a une tâche considérable à accomplir jusqu’à la prochaine présidentielle, soit 15 mois mais qui, dans les faits, aura beaucoup moins de temps puisqu’une très grande partie de son mandat sera quasiment bouclé dès l’automne, lors de l’annonce du projet de budget Justice pour 2017 et pour le prochain triennal.

Comme à son habitude, la CGT-Pénitentiaire jugera sur pièce, sans craintes particulières ni espoirs démesurés. Nous n’oublions pas les choix budgétaires adoptés par ce gouvernement. La CGT ne les partage pas. Ils sont très encadrés par l’Europe et la Finance. Ils pèsent et vont continuer à peser sur les moyens des services publics dont le nôtre. Et fatalement, les dégrader un peu plus.

Monsieur URVOAS aura cependant une interrogation à lever, que la presse a entretenue. Il est en effet présenté par tous « les experts » comme étant plutôt un spécialiste des questions de Police.
D’où sans doute l’accueil favorable reçu dans les rangs des principaux syndicats de la Police Nationale qui, d’ores et déjà, demandent des audiences et vont valoir à distance leurs revendications. Inutile d’écrire que ces demandes portent sur une série impressionnante de transferts de nouvelles charges de travail vers le service public pénitentiaire.
Nous espérons que Monsieur URVOAS aura à coeur de défendre les intérêts du service public pénitentiaire, de la Justice en général, dans les arbitrages proches qui vont à nouveau s’opérer.

Nous souhaitons vivement que le ministre de la justice redevienne aussi celui des prisons. Devant le peu de temps qu’il reste, cela passe pour nous par une stabilité à la DAP et un choix majeur à faire quant à la composition d’un Cabinet (ne faut-il pas un conseiller social ?), stable lui aussi et, celui évidemment, de son conseiller pénitentiaire.

Enfin, nous espérons une rencontre rapide avec le ministre. Nous devons rapidement avancer sur l’ensemble des thématiques inscrites dans le relevé de conclusions signé fin 2015, que ce soit sur les mesures d’emplois ou catégorielles mais aussi sur une évolution des missions des personnels pénitentiaires et la sécurisation de celles-ci.

Montreuil, le 2 Février 2016

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