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Vous ne voulez pas payez les heures sup ? Alors, créez des emplois !

vendredi 4 juin 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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En audience le 26 mai 2010, le directeur de l’administration pénitentiaire, monsieur Lathoud, confirmait à la délégation de la CGT pénitentiaire une « tension sur la masse salariale » de l’administration pénitentiaire. Il manquerait 80 millions d’euros pour boucler l’année budgétaire à cause notamment d’une explosion des heures supplémentaires !!!

Si monsieur Lathoud s’est voulu rassurant, il nous avait cependant informés que des pistes étaient envisagées pour réduire les dépenses, pistes passant entre autre par un objectif de diminution des heures supplémentaires.

La traduction ne s’est pas faite attendre. Plusieurs sections locales nous ont déjà alertés sur le cadre qui est imposé à leurs établissements : réduction d’environ un tiers des heures. A ce jeu, tous les moyens sont bons pour y arriver … Au détriment des missions de service public, des postes sont découverts de nuit comme de jour ou purement supprimés. On observe aussi le non paiement des heures supplémentaires des postes fixes, un aménagement incohérent et drastique des temps de travail, etc. Le ministère a été visiblement très clair ; si les quotas fixés sont dépassés dans ces établissements, les heures travaillées ne seront pas payées.

Si la CGT pénitentiaire est prête à discuter de la question des heures supplémentaires en évoquant par exemple leur traduction en emplois, il faudrait pourtant s’entendre sur ce quoi nous parlons. En effet, nous apprenons que le ministère des Finances relègue désormais les heures frictionnelles En 2001, la durée hebdomadaire légale de travail est passée de 39 heures à 35 heures. Dans l’administration pénitentiaire, les services des personnels de surveillance sont encore calculés sur une base de 39 heures, ces 4 heures de différence sont appelées heures frictionnelles. au même rang que les réelles heures supplémentaires effectuées, au-delà du prévisionnel. Cet amalgame est injuste et inadmissible car nous rappelons que lors des débats sur la RTT (Réduction du Temps de Travail), la CGT pénitentiaire militait pour des créations d’emplois en compensation de l’abaissement du poids horaire induit. Et, à l’époque, c’est le ministère lui-même qui négociait la non création d’emplois, trop coûteux selon lui, contre le paiement d’heures frictionnelles liées à l’abaissement du poids horaire mais non compensé par des effectifs supplémentaires.

Il est donc simplement hallucinant que ce même ministère ait le culot de faire passer ces heures dans le pot commun des heures supplémentaires, tout en culpabilisant les collègues surveillants, tout en réaménageant les organigrammes et les rythmes de travail.

Il est aussi frappant d’entendre des discours en totale contradiction avec celui de ce même gouvernement il y a très peu de temps.

Hier, on nous disait « Travailler plus pour gagner plus ».

Aujourd’hui, on nous dit « Travailler moins pour gagner moins ».

A la CGT Pénitentiaire, nous avons toujours dit :

« Travailler tous moins et mieux, et gagner plus ».

La CGT pénitentiaire entend rapidement saisir la ministre sur cette question très sensible qui mettra le feu aux poudres dans l’administration pénitentiaire.

La CGT pénitentiaire ne laissera pas faire ! Si le dialogue n’y suffit pas, notre réaction sera à la hauteur de ces procédés intolérables.

Montreuil, le 4 juin 2010

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