Accueil > Communiqués > Nationaux > déclaration liminaire CAP des Assistants de Service (...)

déclaration liminaire CAP des Assistants de Service Social du 14 mai 2009

jeudi 14 mai 2009  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Monsieur le Président, Mesdames Messieurs,

La nouvelle équipe des représentants du personnel élus au titre de la CGT ne peut que reprendre les déclarations faites lors des années précédentes et dénoncer une fois de plus ses craintes quant au devenir des Assistants de Service Social dans ce ministère.

Bien que nous soyons conscients que le fait de gérer des personnels qui travaillent dans 3 directions différentes soit complexe, le nombre restreint de ces personnels simplifie toutefois l’organisation d’une CAP. En effet, 55 personnes seulement sont concernés par la mobilité !

La CGT dénonce la volonté de supprimer les Assistants de Service Social dans ce ministère :

  • à l’administration pénitentiaire : 1 an après le mouvement qui a conduit plus de 1000 travailleurs sociaux dans les rue de Paris, la colère et l’incompréhension règnent toujours dans les services. Comment les collègues peuvent-ils comprendre ce qui s’est passé depuis ?

Alors que la CGT était fer de lance du mouvement de l’an dernier, depuis novembre 2008, l’administration est restée sourde à chaque argument avancé par notre organisation, preuve en est du caractère non négociable de l’ensemble des points du projet de protocole.

L’administration prouve ici son mépris de la représentation syndicale , pourtant légitimée par le résultat et la représentation toujours plus forte de la CGT, notamment auprès des Assistants de Service Social. A ce titre, il serait particulièrement malvenu de la part de l’administration d’engager toute une profession vers une voie qu’elle refuse de prendre.
Contrairement à ce que pourraient laisser croire les communications de la DAP, devenues d’ailleurs bien rares depuis l’enlisement du dossier, les collègues sont loin d’être convaincus par la pertinence du projet qui leur a été présenté. Cela est ressorti de manière particulièrement limpide lors de la consultation organisée par notre syndicat, notamment sur la prétendue clarification des missions entre les CIP et les ASS.
Cette position, rejointe par la CFDT et Solidaires Justice, prouve un peu plus la justesse de notre point de vue.

  • au secrétariat général : La CGT renouvelle ses questions sur l’avenir des ASS du personnel qui se retrouvent sous la coupe d’un administratif gérant les ARAS. Que doit-on penser de la création du « bureau d’aide sociale » au sein de l’AP suite au protocole d’accord du 11 Mai 2009 ?
  • à la Protection Judiciaire de la Jeunesse : Nous constatons que le nombre d’AS au sein de cette direction est en constante diminution. Si certains à l’AP s’orientent vers le statut de CIP, nous sommes inquiets à la PJJ de l’absence de projet cohérent défendant l’interdisciplinarité. Les chiffres énoncés en terme d’activité relatent une réalité qui n’est pas toujours celle à laquelle les usagers et les professionnels sont confrontés à la PJJ. Le nombre d’enquêtes sociales est certes inférieur à la « norme nationale » mais n’est-il pas réducteur et inconséquent de limiter l’activité de l’Assistante Sociale de la PJJ à cette seule mesure ?

De plus, le recentrage de l’activité au Pénal conduit les magistrats à orienter, y compris une part de l’investigation, vers le secteur habilité. Nous craignons, comme certains évènements récents le laissent croire, qu’un nombre insuffisant d’IOE ou d’Enquêtes Sociales conduise à pousser dehors nos collègues.

La CGT dénonce « la mort programmée » des ASS au sein du ministère de la justice : un concours a été organisé en 2008 avec seulement 12 postes offerts, 10 pour la PJJ et 2 pour le Secrétariat général.

Cette situation amène l’administration à avoir recours à des contractuels afin de combler les manques sur certains sites. A l’AP, des travailleurs sociaux en sont à leur 3ème contrat en 2 ans ! mais pourtant l’AP n’avait pas jugé utile d’ouvrir des postes à ce concours. Cette pratique est inadmissible.

De nombreux postes vont rester vacants à l’issue de cette CAP tant à la PJJ qu’au Secrétariat général. Que vont-ils devenir ? Fermeture, transformation en postes d’éducateurs à la PJJ ?

La CGT exige :

  • L’ouverture d’un nouveau concours d’Assistants de Service Social avec un nombre conséquent de postes offerts dans les 3 directions.
  • Une égalité de traitement des ASS des 3 directions
  • L’abandon par l’AP de la scission des missions CIP-ASS
  • L’intégration des primes des ASS dans le calcul de la retraite

La CGT est confortée dans sa position par le résultat des dernières élections professionnelles et continuera de défendre les intérêts des agents.

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page