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Nouvelle prise d’otage : il est temps que la ministre concrétise ses promesses !

mercredi 10 juillet 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Hier soir, au centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier, une élève surveillante a été prise en otage lors de la distribution du repas. L’enfer vécu par notre jeune collègue a pris fin vers 20h 10, lorsque le détenu s’est rendu .
Bien évidemment une cellule de crise a été mise en place à la DAP.
Et notre collègue a été prise en charge par l’équipe médicale et la psychologue de la direction interrégionale.

La CGT soutient totalement la jeune surveillante et l’entoure de toute sa solidarité.

Il y a peu de temps nous parlions de Sequedin, Arles et maintenant Saint Quentin Fallavier.

Sans oublier non plus les multiples agressions graves dans plusieurs sites et sans compter les incivilités qui font le triste quotidien des personnels de surveillance.

Si une nouvelle fois, une fin "heureuse" survient, il est temps que les pouvoirs publics et le gouvernement se réveillent : nous ne passerons pas éternellement à travers les gouttes, et la CGT craint tôt ou tard un dénouement tragique !

Pour la CGT, les établissements sont devenus de vraies cocotte-minutes
et des pétaudières difficilement gérables ou le surveillant d’étage est au premier rang pour faire baisser la pression. Mais c’est aussi lui qui
encoure les risques au quotidien.

Pour la CGT, le plan sécurité de 33 millions d’euros dégagé il y a peu par la ministre ne saurait suffire. Selon nous, la mauvaise alchimie que représente le ratio entre l’effectif des personnels et celui des détenus est le principal élément à travailler et à régler. Que ce soit en centrale ou en centre de détention avec les longues peines ou en maisons d’arrêt avec une surpopulation carcérale historique, les collègues le disent tous, les effectifs des surveillants sont en nombre trop insuffisant pour permettre un travail
serein. Mais aussi, il faut absolument réduire le nombre des détenus en maisons d’arrêt, non par confort professionnel mais par intérêt public, pour une meilleure lutte contre la récidive et pour un meilleur gage de réinsertion. L’alternative à l’incarcération ou la mesure de substitution
doit être au coeur d’une politique pénale rénovée.

En centrale, une réflexion importante doit être menée sur la gestion des longues peines. La société ne fera pas là non plus l’économie d’un débat.

Par ailleurs, la CGT Pénitentiaire alerte une nouvelle fois sur l’incapacité qu’ont nos collègues à gérer de
nombreux détenus aux profils psychiatriques lourds. Les
prisons ne sont pas des asiles !

Enfin, la CGT Pénitentiaire appelle le gouvernement à ses responsabilités !

Les promesses de campagne seront-elles tenues pour la justice ?

Ces engagements tardent, les personnels sont démobilisés, en difficulté et en grande souffrance. La ministre doit passer la surmultipliée, concrétiser ses ambitions en matière de politique pénale,
créer des emplois massivement, de tous corps et ouvrir des crédits pour le fonctionnement des services.

Montreuil, le 10 juillet 2013

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