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Surveillant Pénitentiaire : Un métier sans considération !!!

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jeudi 28 mai 2015

Malgré les différents slogans publicitaires établis ces dernières années lors des campagnes de recrutement (« la prison change, changez-là avec nous » ou « surveillant pénitentiaire, un métier d’avenir »…), l’administration pénitentiaire ne prend pas le meilleur cap pour donner un avenir serein à ses personnels.
Si en effet, changement il y a, ce changement ne prend effet que dans la gestion catastrophique du personnel pénitentiaire entraînant inévitablement une dégradation spectaculaire des conditions de travail.
La mise en place du mode dégradé (de jour comme de nuit) avec la « découverte » de postes essentiels au bon déroulement de la détention, accompagné de l’accroissement des heures supplémentaires mettant à mal l’équilibre familial et jouant sur la santé des agents, est devenue le quotidien des personnels du terrain.
Réaliste et concret, notre constat s’appuie sur une réalité avec la mise en place effective des directives et des recommandations de la DAP dans toutes les DISP et sur un grand nombre d’établissements. Aujourd’hui, à Villenauxe-la-Grande, Joux la Ville, Meaux, Fleury, Tarascon, Condé sur Sarthe, Nantes, Rennes, etc…. des postes promenades sont non couverts, des étages sont dépourvus d’agents, des nuits s’effectuent systématiquement en sous-effectif.
Alors que la détention ne peut être le levier de la régulation horaire, l’irresponsable gestion exclusivement comptable pratiqué par l’administration pénitentiaire surexpose les personnels et remet en cause nos missions de garde et de réinsertion.
Après des postes Quartier arrivants labellisés, des Quartiers fermés généralisés dans les CD, des postes CEL, CLI, des nouvelles missions, créés à tour de bras et prélevés sur les détentions sans aucun apport en personnels malgré la fermeture des miradors dans nombre d’établissements, la détention ne peut supporter d’autres concessions.
Les agents sont à bout de souffle, usés par les directives irresponsables de nos dirigeants, mettant leur sécurité en danger. Le personnel n’en a que faire de la pression qu’impose Bercy, car forcément, bien loin de la réalité du quotidien de la détention.
Pendant que les uns réfléchissent aux restrictions budgétaires ayant un impact direct sur nos missions de service public, les professionnels de coursives se voient insultés, menacés et agressés.
Dans ces conditions, comment peut-on parler du métier de surveillant comme d’un métier d’avenir alors que le seul avenir que l’administration nous laisse entrevoir paraît bien fade et bien noir.
Ces fins penseurs prendront-ils leurs responsabilités lorsqu’un drame surviendra ? Mme GORCE : La CGT Pénitentiaire ne cesse de vous saisir et vous alerter sur le danger que représente la mise en application de vos directives. Mais en vain.
Vous campez sur vos positions, plus encline à discuter budget que répercussion sur le personnel. Aujourd’hui, après avoir usé toutes les cartes du dialogue, l’heure n’est plus à la résignation. Nous devons arrêter de subir, place à l’action !!!