Les grilles indiciaires du corps d’encadrement et d’application (CEA) du personnel de surveillance ont été revalorisées de quelques points d’indices par échelon au 1er janvier 2015.
Cette revalorisation fait suite à la réforme statutaire ayant eu lieu en 2013, réforme qui n’a pas été signée par la CGT, rappelons-le, parce que, entre autre, la revalorisation indiciaire était bien en deçà de ce que l’on revendiquait. Nous proposions que les personnels du CEA passent en catégorie B et demandions la fusion des grades Surveillant et Brigadier ainsi que Premiers Surveillants et Majors.
L’un des effets pervers de cette réforme et du faible gain indiciaire est le suivant :
• Un surveillant brigadier, au 6ème et dernier échelon de son grade, est rémunéré désormais à l’indice majoré 472. Afin de bénéficier de la prestation repas au mess ou dans un restaurant administratif, subvention qui s’élève à 1,22€ en 2015, il ne faut pas dépasser l’indice majoré 466 (indice brut 548). Désormais, un brigadier au 6ème et dernier échelon ne pourra plus bénéficier de cette réduction du prix du repas de 1,22€ ! Pour un agent qui mange tous les jours au mess, la revalorisation indemnitaire est quasi complètement absorbée par la hausse de son prix du repas !
Encore une preuve que cette réforme indemnitaire et statutaire n’est pas suffisante pour garantir une vraie revalorisation financière.
La CGT le réaffirme, ce n’est pas d’une « réformette » dont les personnels ont besoin mais d’une vraie réforme accompagnée de gains indiciaires conséquents. Le point d’indice est gelé depuis 2010, la perte de pouvoir d’achat continue à se creuser, il n’y a qu’à regarder le nombre important de personnels de surveillance ayant perçu la prime dite GIPA (garantie individuelle de pouvoir d’achat) en fin 2014 !
Montreuil, le 15 janvier 2015